Livres

Hyacinthe, Tout en nuances t.1, Erika Boyer

Hyacinthe ne supporte pas de voir son reflet dans le miroir. Il vit loin de tout, isolé, reclus ; il se cache du regard des autres et consacre son existence à son art. Il n’entretient même plus l’espoir d’être un jour aimé.
Pourtant, quand Elea entre dans sa vie, il ne peut s’empêcher d’aspirer au bonheur. Ses regards sont des caresses, ses gestes des mots doux et l’artiste en vient à croire qu’il pourrait avoir un avenir différent de celui qu’il s’était toujours imaginé.
Peut-il être homme et non plus abomination à travers les yeux de cette femme ? Mieux, peut-il l’être à travers ses propres yeux ?

Je ne peux commencer cet article, sans remercier Angélique (Les mots de Lune) pour m’avoir offert ce roman.

En ce moment, j’ai du mal à me plonger dans un roman, dans une histoire. Je commence de nombreuses séries sans les finir parce que je ne suis pas à fond, je passe mon temps à chercher un film sans jamais trouver mon bonheur et côté lecture je suis insatisfaite. Je crois que la situation actuelle m’oppresse et m’a ôté le goût pour beaucoup de chose.
Et donc, cette semaine, il faisait beau, j’étais en arrêt, alors j’ai voulu profiter du calme et du soleil. J’avais aussi envie de lire avec de la musique dans les oreilles. Donc hors de question que je prenne ma lecture en VO. Je n’avais pas non plus envie de continuer cette lecture angoissante dans laquelle je m’étais lancée. J’avais envie de légèreté, d’un roman que je lirai en quelques heures. Et pour une fois, je n’ai pas passé des heures à choisir ma lecture. Hyacinthe me faisait de l’oeil.

Je crois au destin. Je crois aux choses qui arrivent à un certain moment pour une bonne raison. Cette lecture, fait partie de ce en quoi je crois. Cela fait un moment que je l’ai dans ma PAL (presqu’un an il me semble). Elle me faisait souvent de l’oeil, pourtant, je ne sentais pas que c’était le bon moment de l’en sortir. Et je suis heureuse, de l’avoir lu cette semaine.

Parce que les conditions actuelles font que j’en ai marre (comme tout le monde, je le sais). L’actualité est oppressante. On nous bourre le crâne avec des chiffres (vaccinés, en réanimation, covidés…). Les gens sont excécrables. L’ambiance au travail est lourde. Je ne peux même pas aller profiter de la mer, parce qu’elle se trouve à plus de nos 10km autorisés. Bref… c’est un peu la déprime.

Dès les premières lignes de Hyacinthe, je me suis sentie apaisée. Les mots d’Erika Boyer ont su m’envelopper dans une bulle relaxante, dans un cocon où la vie est douce et agréable. J’en ai oublié toute la négativité du monde dans lequel on vit, pour me plonger dans cette forêt. Je revoyais ma semaine en Finlande, une maison dans la forêt, au milieu de la faune et de la flore, loin de toute l’agression urbaine. Je me projetais dans cette forêt d’Alaska, où des couples affrontaient les épreuves pour gagner le droit d’habiter un chalet isolé de toute vie humaine (Win the wilderness).
L’ambiance, le décor. C’est ce qui a fait que j’ai autant aimé ce roman.

L’histoire n’est pas sans intérêt. J’ai beaucoup aimé la relation entre Hyacinthe et Elea. Ainsi que l’entourage du personnage masculin. Notamment Alexa et Aaron (qui ont chacun leur tome éponyme et qu’il me tarde de lire du coup). L’évolution de Hyacinthe, surtout, était intéressante à observer. J’ai peu l’habitude de retrouver des personnages comme lui.

Après, je n’ai pas été trop surprise par la tournure des événements. C’était prévisible. Mais je voulais une lecture légère, qui se lise rapidement et c’est ce que j’ai trouvé ici.

Autre point que j’ai adoré et que je n’ai jamais trouvé dans aucune autre fiction : l’ôde aux métiers de l’artisanat. Ici, Erika Boyer met en scène des gens qui façonnent des matériaux pour en faire des objets d’art, des bijoux. Et j’ai apprécié cette attention portée à ce domaine.

C’est le troisième roman de cette auteure que je lis. Trois lectures que j’ai adoré, que j’ai dévoré. Je peux désormais affirmer que Erika Boyer fait partie des auteurs dont je lirai sans problème tous ses romans (sauf Pardon, qui aborde un sujet que je pourrais difficilement lire). D’autant plus que c’est la première fois que je rencontre quelqu’un d’aussi bienveillant avec ses lecteurs, car à chaque début de roman, un trigger warning nous met en garde sur les sujets pouvant nous heurter et c’est appréciable.

Un commentaire sur “Hyacinthe, Tout en nuances t.1, Erika Boyer

  1. Je suis vraiment comblée de savoir que ce livre a pu te transporter ne serait-ce qu’un temps loin de ce quotidien vraiment oppressant, comme tu le dis si bien… Depuis un peu plus d’un an, j’ai besoin de lire des choses douces, je ne supporte plus les livres trop durs qui me minent le moral, et je sais le bien que ça fait de juste pouvoir décrocher, parfois. Par moments, on n’a pas besoin d’une histoire complexe, on veut juste se faire du bien, et si ‘Hyacinthe’ a pu faire ça pour toi, tu m’en vois ravie, sincèrement !
    Un grand merci pour cette jolie chronique ♡

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