Livres

Un coin d’Azur pour deux, Emma Sternberg

Capri, où tout commence… « Auteure cherche assistante personnelle pour des travaux de recherche et de lecture« . Quand elle tombe sur cette annonce, Isa saute sur l’occasion. Qu’a-t-elle à perdre ? Alex l’a quittée car ils ne pouvaient avoir d’enfant et son nouveau job lui fait amèrement regretter la librairie berlinoise où elle travaillait. La perspective de passer un été sous le soleil de Capri dans une superbe villa en bord de mer n’est pas non plus étrangère à sa décision. A son arrivée, Isa découvre qu’elle a été engagée par la célèbre romancière Mitzi Hauptmann qui, à 80 ans passés, a besoin d’aide pour rédiger ses mémoires. En écoutant Mitzi lui raconter sa vie, Isa comprend bien vite qu’elle est hantée par un éternel regret, celui d’avoir laissé filer son amour de jeunesse. Isa part alors à la recherche de cet homme. Peut-être n’est-il pas trop tard… Et qui sait si elle-même ne retrouvera pas le sourire ?

Un coin d’azur pour deux, est un feel-good dont j’ai peu entendu parler, à tord.

Quand les beaux jours pointent le bout de leur nez, j’aime me plonger dans des lectures sans prise de tête, fraîches, légères, qui me fassent voyager. Avec l’actualité maussade et ce fichu Covid-19 qui, pour ma part m’angoisse, j’en ai encore plus besoin.

La couverture de ce roman me promettait ce genre de lecture. Un bon moment passé à tourner les pages.

On y découvre, au départ, une Isabelle maussade, déprimée, qui voit la vie en noire et nous dépeint une ville de Berlin vraiment triste.  Une fois, qu’elle se retrouve à Capri, pour travailler auprès de la grande écrivaine Mitzi Hauptmann, on sent en elle, la vie revenir peu à peu.

Je me suis retrouvée, dès le départ, projetée sur l’île italienne, et j’avais l’impression d’être partie en vacances là-bas. Par contre, j’ai fait l’erreur d’aller regarder des images de l’île et je n’aurai pas dû, alors qu’on ne peut pas voyager encore pour l’instant.

Tout y est. Les paysages, les odeurs, les bruits (ah les Vespa en fond sonore, y a-t-il plus italien comme bruit ?), la nourriture…

J’ai beaucoup aimé la relation amicale qui s’est créée entre Mitzi et Isa. Qui a dit que l’amitié avait un écart d’âge limite ? Ce roman est la preuve qu’il n’y en a pas.

C’est aussi le second livre d’affilé que je lis, où il est question d’amour de jeunesse et de retrouvailles entre deux personnes de plus de 70 ans. Et j’aime beaucoup. Car il n’y a pas qu’à 30 ans qu’on mérite de vivre une histoire d’amour. De tout âge, on y a le droit. Les attentes et les envies ne sont juste pas les mêmes.

Seul petit bémol à l’histoire, c’est la relation entre Isa et Luca qui est allée un peu trop vite. On n’aperçoit l’homme que quelques brefs passages sans qu’il ne se passe grand-chose entre les deux et hop d’un coup, ils se font de grandes déclarations.

Malgré ça, leur relation permet d’aborder un sujet que j’apprécie, voir de plus en plus dans les histoires, même si ce n’est pas encore courant : la fertilité de la femme et le droit pour une femme de ne pas rêver d’avoir des enfants pour être comblée.

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