Livres

Tout le bleu du ciel, Melissa Da Costa

Petiteannonce.fr : Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, avec le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme, qui a pour seul bagage un sac à dos, un grand chapeau noir, et aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile. Une écriture vive et alerte, des dialogues impeccables, des personnages justes et attachants qui nous emportent jusqu’à un dénouement inattendu, chargé d’émotions.
On ne sort pas intact de ce récit, mené de main de maître par Mélissa Da Costa, une jeune auteure de 28 ans, qui a toujours écrit et publie là son premier roman.

Premier coup de coeur de l’année 2020

Après avoir vu quelques post passer sur Bookstagram, je me suis décidée à sortir ce pavé de ma PAL. Et il se trouve que ce livre fait beaucoup parlé de lui, en ce moment. Il faut dire, qu’il y a de quoi !

Nous suivons Emile et Joanne, deux personnes écorchées par la vie, pendant un road-trip dans les Pyrénées. Rien que de vous écrire cet article, en repensant à l’histoire, j’en ai les larmes aux yeux. Les deux protagonistes sont hyper touchants. Je me suis attachée à eux dès le début. J’ai été dans l’histoire, dès le début. J’ai lu plusieurs avis, et une personne disait qu’il lui avait fallu le temps que les personnages s’apprivoisent pour être vraiment dans l’histoire. Pour ma part, j’étais dedans, dès les premières pages. Et j’ai su de suite, à la quinzième page, que ce roman, j’allais l’adorer. Plus j’avançais dans l’histoire, plus je savais que ce livre penchait vers le coup de coeur. J’ai refermé le roman, et je me suis pris tout un flot d’émotions, comme rarement je m’en suis pris. Et ce matin, mon cerveau a pu assimiler tout ça et poser des mots sur ce que je ressentais.

Je me rends compte à quel point ce roman, m’a marqué. Il a même sans doute opéré un certain changement chez moi. Dans ma perception de la vie, mais pas que. Il se trouve, qu’hier soir, j’ai reçu un mail qui m’a mis hors de moi. Etant en période de confinement, je n’ai pas pu faire ce que j’ai l’habitude de faire, quand je suis sur les nerfs : partir me ressourcer au bord de la mer ou bien aller courir. Et puis je me suis demandée comment Joanne aurait réagi, ce qui peut sembler idiot, mais ce personnage est tellement fort mentalement, avec tout ce qu’elle a traversé, et pourtant elle reste calme, posée, peu importe la situation. J’ai donc essayé de me mettre à la méditation en pleine conscience. Et ça a marché. Ca m’a apaisé, permis d’enlever toute cette tension que j’avais. Donc je remercie vraiment l’auteure, pour tout ce que m’a apporté ce roman.

Je n’ai pas pu m’empêcher, vers la fin, lorsque la maladie de Emile se dégrade, de repenser à ma grand-mère, qui n’a pas d’Alzheimer, mais une forme de démence artérielle, qui s’y apparente, et à la femme de mon grand-père, une femme pour qui j’ai énormément d’affection, qui est atteinte d’Alzheimer. Oui, j’ai pleuré en repensant à elles, mais j’ai aussi pris conscience de l’énergie que mon papy a dû puiser pour s’occuper continuellement de sa femme, avant qu’elle n’entre en centre, et j’ai pris conscience du courage qu’on les personnes qui décident de garder leurs proches auprès d’eux et s’occuper pleinement d’eux, car c’est épuisant. Physiquement, émotionnellement, mentalement.

Tout le bleu du ciel, m’a permis de voyager, durant cette période de confinement. Il m’a aussi donné énormément envie de partir en randonnée dans les montagnes. Cette parenthèse, m’a fait du bien. J’avais hâte, tous les soirs, de retrouver les personnages, en apprendre un peu plus sur eux, leur passé. Puis, à trois-cents pages de la fin, je n’ai pas pu me résigner à ne le lire que le soir. J’y ai passé ma journée.

La fin, m’a fait verser des torrents de larmes. Mon cœur ne supportait pas la situation. La fin est triste, mais elle est aussi belle à la fois.

Si je devais aborder les défauts de ce roman, je dirais que les paragraphes sont un peu trop longs à mon goût, mais cela n’est qu’une question de confort pour ma personne. Pour le reste, je n’ai vraiment rien à redire sur ce livre.

Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille vivement de le faire. C’est une histoire dont je n’ai pas encore vu un seul retour négatif.

2 commentaires sur “Tout le bleu du ciel, Melissa Da Costa

    1. Je me rends compte que j’ai oublié de dire tellement de chose à propos de ce livre. Comme les scènes de sexe tellement poétiques que pour une fois, je n’ai pas été ennuyée d’en lire. C’est rare de voir des auteurs parler des émotions et non des détails physiques, durant l’acte. Mais il m’a tellement retourné le cerveau que bon, j’en ai un peu perdu mes mots.

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